John Singer Sargent, Ellen Sears Amory Anderson Curtis


Andrew Eschelbacher indique ses détails préférés du tableau

Transcription:

Ce qui attire immédiatement mon regard, c’est la couleur puissante du collier, particulièrement parce qu’elle contraste avec la peau pâle, couleur crème. La rapidité des coups de pinceau de Sargent sur la robe est remarquable, surtout au niveau des couches translucides du tissu. Si on ajoute à cela les détails dorés, on se rend vraiment compte du tombé de la robe sur le corps de cette femme.


J’aime aussi beaucoup le fauteuil. Quand on regarde de près les décorations — que ce soit sur la moulure dans le bas du tableau ou sur le dossier du fauteuil — en s’approchant, on comprend que ce sont juste de jolies touches de peinture. D’ailleurs, on voit parfois des visiteurs qui s’avancent puis reculent, comme s’ils dansaient. Ils s’approchent puis s’éloignent pour apprécier pleinement la façon dont tous ces points de couleur s’assemblent.

Cela nous prouve que Sargent, qui a étudié à Paris et a travaillé aux côtés des impressionnistes, comprenait la façon dont il pouvait utiliser ces touches de peinture pour créer cette « impression », cette fugacité. Mais cette impression est ancrée dans quelque chose de beaucoup plus solide, prépondérante dans l’art qui représentait la haute société d’Europe, de Paris, de Londres. Sargent rapporte cela aux États-Unis au tournant du siècle.